Las Vegas comme si j'y étais...
Par Sid,
jeudi 21 décembre 2006 à 18:26 :: My life
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omme si j'y étais... Mais tu y es me rétorqueront les lecteurs attentifs ! En fait non. Je suis juste à côté, à Henderson, banlieue essentiellement faite de centres commerciaux de tous poil et de zones résidentielles, de l'autre côté de l'aéroport. Je jouis donc du calme relatif de ce type d'environnement à une dizaine de kilomètres du fameux Las Vegas Boulevard, plus communément appelé le Strip.
Histoire de faire taire les mauvaises langues, je suis là pour une mission. Un pentest local, certes rapidement bouclé, mais qui m'a cependant laissé très peu de temps pour découvrir l'antre du jeu et ses environs. À peine une après-midi mise à profit pour aller voir le Hoover Dam, grand barrage à la frontière du Nevada et de l'Arizona, à une trentaine de kilomètres de Vegas suivie d'une ballade sur le Strip.
Alors, c'est comment Vegas ?...
Je crois que le mot qui résume le mieux l'impression que me donne cette ville est démeusuré. Tout est grand. L'aéroport MacMarran d'abord, premier contact avec cette ville, savant croisement entre un aéroport, un casino et un centre commercial. Pas sitôt sorti de l'avion, vous tombez sur les machines à sou en plein milieu de la salle d'embarquement. Vous marchez quelques kilomètres... Enfin, non, vous vous laissez porter par les tapis roulants et autres escalators. Et quand même vous seriez un fana de l'escalier, vous n'avez pas toujours le choix. Aller chercher la voiture de location ? Facile, il faut prendre un bus qui vous amène au comptoir le plus proche au milieu d'une zone dédiée à 5 minutes de là, sur Rent a Car Avenue. Ça ne s'invente pas.
Rejoindre l'hôtel prend 10 minutes en voiture. La conduite dépayse : grandes avenues bien larges, presque pas de bouchon et des conducteurs plutôt placides et calmes. Il faut dire qu'avec des limitations qui descendent jusqu'à 40km/h, y'a pas de quoi s'exciter. Particularités notables, les feux de l'autre côté des carrefours et le right on red, c'est à dire l'autorisation de tourner à droite même si le feu est au rouge. À l'hôtel, l'accueil est sympa, comme partout d'ailleurs, avec cookies et café offerts tous les jours. Grande chambre, grand lit, petite TV que j'ai à peine allumée, canapé, grand bureau et accès Internet pas vraiment haut-débit[1] mais gratuit. C'est parait-il la chambre de base... Le lendemain, un coup de GPS et je sors prendre la voiture... Sous la neige ! Qui ne tiendra pas la moitié de la matinée. À midi, il n'y aura plus aucune trace blanche, mais la température ne sera pas pour autant joyeuse. Les bureaux du client ferment à 16h30, heure à laquelle je décide de m'aventurer à Hoover Dam. Trois quarts d'heures suffisent pour parvenir là-bas. Entre temps, le soleil s'est couché. Zut. Et la nuit est tombée. Dommage. Retour rapide via le Strip et au lit.
Lendemain, j'arrive à terminer mes objectifs aux alentours de midi, ce qui me laisse l'après-midi pour la rédaction du rapport qui peut bien attendre quelques unes de 15 heures d'avion à venir. Je reprends donc la voiture. Ah oui, la voiture. Pas démeusurée par contre. La première fois que je tombe sur un véhicule qui me fait regretter mon AX. Je vois déjà Nico qui sourit, mais c'est vrai. Carrosserie épaisse comme une boîte de conserve, intérieur pourri, moteur poussif et boîte de vitesse automatique à la con, elle a même du mal à tenir les 65mph autorisés sur l'Interstate 515 Sud, toute neuve qu'elle est, elle ne supporte pas la comparaison avec une Logan. Le tout couplé à un GPS portable qui traduit St. par Saint ou Dr. par Docteur, sans parler des Prenez à gauche sur Green Valley P-K-Y
et le fameux Tourner à droite sur I 515 Secondes
, ça donne pas mal. La route quand à elle traverse un désert qui n'en a que le nom. Passé Boulder City, la présence humaine se fait plus rare. On arrive rapidement en vue du Lake Mead, on passe un dernier casino et hop, Hoover Dam. Voilà , c'est un barrage. Il est grand, il est haut, il fait de l'électricité. On remarquera les quatres tours de pompage, les deux déversoirs immenses de chaque côté dont la côte doit se situer à une quizaine de mètre au dessus du niveau actuel du lac, et enfin le changement de fuseau horaire au milieu de l'ouvrage. Hop, 15h, hop 16h, hop 15h, etc. Retour via le Lake Mead et arrivée sur Las Vegas au soleil couchant.
Ce soir, j'ai décidé de me ballader sur le Strip. Je repasse à l'hôtel attendre 20h. Le truc rigolo avec cet hôtel, c'est qu'ils soutiennent les économies d'énergie à fond ! D'ailleurs, il ont le Energy Star Award 2006, mention Partner of the Year. Pour autant, la lumière est allumée quand vous revenez, les serviettes ont été changées même si elles étaient sur le portique, le savon à peine utilisé de la veille a été remplacé, idem pour le shampoing. Des économies d'énergie à l'américaine, comme les alentours tellement éclairés qu'on ne distingue même pas les étoiles dans le ciel. Tout ce qu'on peut apercevoir, c'est un alignement de points brillants qui se déplacent dans le ciel. C'est le couloir d'atterrissage de MacMarran qui passe au dessus de l'hôtel. Pour chaque avion qui atterrit, on peut en voir quatre à cinq alignés en approche derrière lui. Décidément, ça ne chôme pas dans le ciel de Las Vegas.
Maintenant, le Strip. L'hôtel est sur Sunset Road : c'est donc tout droit le long de l'aéroport. Facile. Je me pose derrière le Four Seasons en face d'un MacDo qui, à l'instar de tout ce qui longe ce boulevard, dispose d'une énorme enseigne clignotante bien flashy. On serait tenté de se dire qu'on ne peut pas louper ces panneaux tous plus grands les uns que les autres, mais en fait, il y en a tellement qu'on ne les regarde même plus... Et commence l'enchainement des casinos/hôtels/bars/restaurants/magasins/spectacle. Forcément, avec des bâtiments de cette taille, on y trouve tout. Le Mandalay Bay, le Luxor avec sa pyramide qui éclaire le ciel, l'Excalidur, le New York et son grand huit qui traverse à toute vitesse une réplique de Manhattan, le Monte Carlo, le Bellagio et ses jeux d'eau en musique, le gigantesque Caesar's Palace, puis le Mirage. Je fais demi-tour devant le Treasure Island après une heure de marche. C'est long le Strip. Retour par l'autre côté : la célèbre réplique grandeur nature de Venise au Venitian, le Harrah's, l'Imperial Palace, le Flamingo, le Bally, le Paris avec sa Tour Eiffel[2] et ses répliques hausmaniennes, puis l'Aladdin manifestement en grand travaux, le célèbre MGM Grand éclairé en vert et son lion d'or et enfin le Tropicana. Et au milieu de tout ça, on en construit encore, de jour comme de nuit...
Le tout dans une avalanche de lumières, de musiques, de bonshommes essayant de fourguer des cartes publicitaires pour des strip clubs[3] en les faisant claquer. D'abord rares, ces criquets remplaceront rapidement sur le chemin les cartes insérées dans les grillages. Quand le vent souffle sur le strip, les prières qu'il emporte ne doivent pas être des plus spirituelles ;) En presque deux heures et demie de marche, je n'ai pas pris le temps d'entrer dans un de ces casinos mythiques. De toute ma vie, je n'ai joué qu'une fois à la roulette, juste le temps de perdre les quelques euros que j'avais consenti à perdre. Le jeu ne m'attire pas : la simple idée que je puisse devenir un de ces accros suffit me retenir. À peine je passe une porte pour une photo. Du coup, je ne ramènerai pas de jeton. En tout cas pas d'un grand casino.
Et maintenant, il est 8h du matin. J'ai mon avion dans quatre heures. J'ai beau n'être qu'à 15 minutes de l'aéroport, je sens bien que ça va me prendre du temps. Un peu comme l'heure et demie qu'il m'a fallue pour changer une simple correspondance à Atlanta en véritable course contre la montre, entre immigration, checkpoints de sécurité, couloirs interminables et mini-métro pour enfin atteindre le bon terminal. Le tout sans me tromper. Un vrai miracle. Je me prépare donc à revivre une expérience du même genre dans les heures qui viennent. Courage :)
PS : vous pouvez trouver l'intégralité des photos sur ma gallerie.
Commentaires
1. Le jeudi 21 décembre 2006 à 19:25, par Bruno Kerouanton
2. Le jeudi 21 décembre 2006 à 23:16, par Nono
3. Le vendredi 22 décembre 2006 à 09:47, par Yom
4. Le vendredi 22 décembre 2006 à 10:29, par Nico
5. Le vendredi 22 décembre 2006 à 15:41, par ouah
Réponse de Sid
6. Le vendredi 22 décembre 2006 à 17:51, par Yann
Réponse de Sid
7. Le vendredi 29 décembre 2006 à 15:20, par Yom
8. Le samedi 30 décembre 2006 à 01:12, par Yann
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