Ce que la FAA a répondu à Wired...
Par Sid,
dimanche 13 janvier 2008 à 12:09 :: (In)Sécurité
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'est un article qui est passé nettement plus inaperçu que celui qui a déclenché cette hystérie autour du Dreamliner et la sécurité de son système de bord. Car si c'est également Wired qui le met en ligne, il ne finit pas en première page, mais dans leur blog Threat Level...
Il s'agit d'une réponse aux questions posées par la journaliste à la FAA, mais qui ne lui sont parvenues qu'après la publication du premier article. En gros, qu'est-ce que cette réponse nous apprend ? Exactement ce que je vous expliquais mardi...
Je pense que l'extrait le plus intéressant est ici :
the fact that the FAA issued a special condition about this does not mean that the Boeing design is vulnerable, just that it has the potential to be vulnerable unless implemented properly, and that Boeing will be required to demonstrate that the system is not vulnerable before the FAA will certify the plane for use. "Stated another way, the special conditions help ensure the design will not be vulnerable," he wrote.
Forcément, écrit comme cela, c'est nettement moins saignant que l'original. Le système de bord pourrait être vulnérable si il n'était pas implémenté correctement... Et si l'auteur, Kim Zetter, affirme en commentaire avoir rédigé son article au conditionnel et mentionné les points importants, il est clair que la formulation ne va du tout dans le même sens.
Sur le sujet des special conditions, la FAA ajoute :
Special conditions are routinely developed and published in the normal certification program process whenever the FAA determines the current aviation regulations are inadequate to address a potential safety concern
Enfin, notez le dernier passage sur ce que la FAA entend par connexion, terme auquel ils donnent un sens nettement plus large que celui que nous, informaticiens, lui donnons. On est donc encore une fois loin du piratage de l'avion tel que nous le décrit AgoraVox[1], article dans lequel on trouve par exemple :
l'institution affirme qu'une faille réseautique autoriserait le cyberpiratage du Dreamliner à partir du réseau WiFi de la cabine passagers
L'institution faisant référence à la FAA, bien évidemment. Et de poursuivre par une traduction très personnelle de "may result in", qui se transforme en "est propice à".
Ce dernier billet de Wired nous apprend que l'auteur a publié son article avant de recevoir les éclaircissements de la FAA, mais après qu'on lui ait répondu ne pouvoir fournir les réponses en question que plus tard. En gros cette semaine. Et de m'interroger. Le scoop était-il tellement chaud que sa publication ne pouvait souffrir un délai de quelques jours, histoire que l'auteur ait toutes les cartes en main ?
Soupir...
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