Relire ce qui se racontait d'amalgames et d'élucubrations sur la "Dream Team", cinq ans plus tard, alors que le procès en appel de l'affaire Clearstream 2 vient se s'achever, prêterait presque à sourire. À l'époque moins, forcément, mais avec le temps, on en prend ça avec plus de philosophie... Aussi, rassurez-vous, le but de ce billet n'est pas de m'étaler en jérémiades.

Par contre, je ne voulait pas manquer l'occasion de rassurer Kitetoa qui semblait se faire du mouron pour nous, prêtant au laboratoire un avenir incertain. Les choses ne se passent pas trop mal au pays des bisounours et, cinq ans plus tard, l'équipe est toujours là. Peut-être ses membres se montrent-ils un peu plus discrets, chat échaudé craignant l'eau froide, mais ils sont toujours présents comme l'ont brillamment montré Stéphane et Axel pas plus tard que jeudi. Peut-être le travail qui y est fait pour le groupe est-il moins visible que du Skype ou du Blackberry, mais ça roule. Merci donc, Antoine, pour ta sollicitude.


Mais la relecture de ces articles m'inspire une autre réflexion. Car en ces temps où le mot Cyber-Défense est sur toutes les lèvres et où le hacker est à la mode, ça se bouscule au portillon pour nous jouer une énième variation sur le fameux thème "il faut recruter des armées de hackers"... Sans se poser la question sur ce que pourrait vouloir dire une telle affirmation, sur le sens qu'on voudrait mettre derrière le terme Hacker[1], sur le but de tels recrutements ou encore sur l'utilisation qu'on pourrait faire de telles ressources, on voudrait nous présenter ça comme la découverte du moment. Or, monter une équipe avec des experts parmi les plus brillants et prometteurs dans leur domaine, c'est exactement l'idée qui a présidé à la création de ce laboratoire de recherche... En 2004...

Mais comme l'écrivait Marguerite Yourcenar, "c'est avoir tort que d'avoir raison trop tôt"...

Notes

[1] Tout bisounours que je suis, je me prendrai à croire qu'on l'entend au sens noble du terme...