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Ma petite parcelle d'Internet...

Un autre regard sur la sécurité informatique, entre autres futilités.

samedi 7 avril 2007

Guerre des licences, guerre des égos...

Croisement BSD-Tux

P

armi les choses qui séparent les pro-GNU/Linux des pro-BSD, il y a la licence. La fameuse licence... BSD (ou équivalent) d'un côté contre GPL (ou équivalent) de l'autre. Pardon ? J'ai écrit "contre" ? Oui, effectivement. Pourquoi ? Tout simplement parce que certains ne peuvent pas s'empêcher de les opposer. De penser qu'entre BSDiens et GPListes, c'est la guerre ouverte, l'incompatibilité consommée, là où il n'y a finalement qu'une vision différente du logiciel libre.

Alors forcément, avec des gens comme ça, il arrive régulièrement que les choses partent en live. Et c'est ce qui s'est encore produit cette semaine. Les développeurs du driver Bcm-43xx pour Linux, diffusé sous GPL, se sont rendus compte que le CVS officiel de OpenBSD contenait des morceaux de leur code dans des fichiers publiés sous licence BSD. Fâcheux. Et pour le moins problèmatique.

Et ce qui aurait pu se régler par un simple échange de mails privés s'est retrouvé monté en épingle, tournant à la véritable flamewar publique...

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mercredi 31 janvier 2007

Le GPS et le pingouin, ou comment faire tourner mon nüvi sous Linux...

La Terre (planète)

N

oël aidant, je retrouve mon fantastique bolide blanc banquise équipé d'un magnifique, je cite, assistant personnel de navigation. Derrière cette appellation savante se cache un appareil plus communément appelé GPS, en référence au système de positionnement éponyme sur lequel il se base. N'aimant pas faire les choses à moitié, j'ai opté pour un Garmin nüvi 660 qui, en plus des fonctionnalités attendues d'un tel appareil, offre le Bluetooth, possède 2Go de stockage et un lecteur de SDCard, lit les MP3, etc.

Cependant, l'utilisateur convaincu et exclusif de Linux que je suis s'est rapidement trouvé confronté à l'épineux problème de la communication avec son OS favori pour, entre autres, la mise à jour du firmware ou l'upload de points d'intérêts. Après quelques semaines de recherche et de bidouilles, je me propose de vous livrer ici mes conclusions.

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vendredi 22 septembre 2006

De la distribution des modifications dans la GPL

Gnu head

A

vant hier, alors que je discutais avec un kangourou dans le cadre de la KanSecSouth devant un bol de soupe aux yeux, nous avons abordé les exigences de la GNU General Public License en ce qui concerne la distribution des modifications apportées à un logiciel publié sous cette licence. Il se trouve que ce kangourou, tout développeur qu'il est, doit distribuer à un public restreint des logiciels libres, parfois modifiés. Interrogé sur la question, un juriste lui aurait alors déclaré que la fameuse licence GNU lui imposait de rendre publique le code source de ses modifications du fait de leur distribution, et de prendre le cas de Linksys en exemple.

S'il est une erreur qu'on rencontre souvent, c'est bien l'interprétation des obligations qu'impose la GPL à un développeur apportant des modifications à un logiciel libre, la plus commune étant de clamer qu'il lui est alors obligatoire de publier ses modifications.

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mercredi 5 juillet 2006

Sombre débilité, théorie du complot ou fumisterie ?

Communist laptop

S

uite à un commentaire de Moustache, je suis revenu m'intéresser à un blog qui a fait parler de lui : le blog de Shelley la républicaine. Pour mémoire, l'auteur y avait défrayé la chronique en publiant un article particulièrement gratiné intitulé "Linux, a European threat to our computers"

Dans un essai fort intéressant écrit par un dénommé Tristan, momument de logique argumentaire s'il en est, l'auteur va nous expliquer que Linux n'est qu'un pauvre plagiat du travail des américains, ces inventeurs de l'ordinateur moderne, poussé par l'idéologie marxiste si chère à la vieille Europe dans le but à peine voilé de prendre le contrôle des États-Unis. On appréciera en connaisseur : It would make as much sense as inviting the French to come over and take over the White-House.

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mercredi 8 mars 2006

Du respect des exigences de la GPL

Embedded Linux

C

ourant janvier, Wasabi System, une société spécialisée dans les systèmes embarqués, publiait un white paper expliquant que le non respect de la GPL viole les exigences du Sarbanes-Oxley Act (SOX), et devient donc un crime fédéral. Jusque là, rien de bien méchant, on pourrait presque s'en féliciter tant cela semble aller dans le même sens que des actions comme gpl-violations.org. Cependant, dans la mesure où ces gens vendent un OS embarqué à base de logiciel sous licence BSD, n'y aurait-il pas anguille sous roche ?

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mardi 6 décembre 2005

Le driver libre pour cartes WiFi Broadcom est fonctionnel

Bcm-43xx logo

A

vant-hier soir, Michael Buesch, le développeur principal du projet bcm-43xx annonçait sur les listes de diffusion bcm-43xx-dev et LKML le fonctionnement de son driver.

I am writing this mail on my PowerBook and it is sent wireless to my AP. That means, we can transmit real data, if you did not get it, yet. :)

On me dira qu'il y a plein de projets de drivers libre pour divers type de matériels, alors pourquoi un billet sur celui-là en particulier ? Tout simplement parce qu'il n'a profité d'aucune aide de quelque sorte de Broadcom : pas de spécification, pas de code, pas de binaire, pas de HAL. Rien du tout, nada. Contrairement à Atheros, Intel ou encore Ralink, aucun effort de cette compagnie pour fournir un driver libre à la communauté, même moyennant une HAL ou un firmware propriétaire. Le pire dans cette histoire, c'est que ces gens ont un driver pour Linux, qu'ils fournissent sympathiquement moyennant rétribution et signature de NDA aux équipementiers intégrant leurs chipsets, comme Linksys avec sa célèbre lignée de routeurs WiFi WRT54G. Ces gars sont donc parti de rien, il y a deux ans et demi, pour en arriver aujourd'hui à du code qui tourne.

Un autre aspect intéressant dans ce projet est son déroulement dit en Clean Room. Il s'agit d'une méthode de reverse engineering faisant intervenir deux équipes pour d'un côté exécuter la phase de reverse et documenter les spécifications du chipset, et de l'autre coder le driver à partir des spécifications produites par la première équipe. Ce type d'organisation permet en particulier de s'assurer que les développeurs ne cèdent pas à la tentation d'importer directement du code depuis le logiciel original et donc tomber dans les travers de la contrefaçon. Mais ça rend le travail plus fastidieux.

Respect donc à l'équipe de développement de bcm-43xx pour leur travail, qui devrait permettre aux utilisateurs contraints et forcés de matériel Broadcom de pouvoir l'utiliser sous Linux sur d'autres architectures que x86 (pour lesquelles Ndiswrapper existe), ou tout simplement de profiter d'un driver libre et toutes les fonctionnalités qui vont avec (mode monitor, mode master, etc.).

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jeudi 1 décembre 2005

Le logiciel libre aussi pourri que le transport aérien ?...

Linux plane

M

on passage quotidien sur Slashdot m'a fait découvrir un article assez original. Otto Z. Stern, l'auteur, y compare le monde du logiciel libre à celui du transport aérien, après nous avoir énuméré nombre de tracasseries qui font du passager aérien l'être le plus persécuté de la Terre (retards, surbookings, fouilles, bagages perdus, service douteux, etc.) et qui tendent à lui faire très facilement (et rapidement) pêter un câble lorsqu'il se retrouve à faire un Vancouver-Paris en plus de 48h avec un arrêt non prévu à... Casablanca... L'intéressé se reconnaîtra :)

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