Vous avez dit Logiciel Libre ?

De Page Personnelle de Cédric Blancher.

Sont considérés comme libres les logiciels disponibles sous forme de code source, librement re-distribuables et modifiables, selon des termes proches des licences "GPL", "Berkeley" ou "artistique" et plus généralement des recommandations du groupe "Open Source" (extraits des statuts de l'Association Francophone des Utilisateurs de Linux et des Logiciels Libres [AFUL]).


Sommaire

[modifier] Introduction

Avec l'explosion de Linux, aussi bien dans le monde professionnel que chez les particuliers, on entend de plus en plus parler de logiciel libre. Bien que ce mouvement ne soit plus tout jeune, il attire la curiosité du monde de l'informatique. Curiosité d'abord amusée face à ce que beaucoup considèrent comme une douce utopie, bien vite changée en profond intérêt pour la qualité des logiciels produits et le formidable moteur que peut constituer ce modèle deéveloppement à contre-pied des méthodes classiques.

[modifier] Les origines

Pour bien comprendre l'origine du logiciel libre, il faut comprendre à quels besoins il prétend répondre. Pour cela, passons en revue les types de logiciels qu'on trouvait (et qu'on trouve encore) sur le marché.

  • Les logiciels commerciaux.
    Ils sont développés par des sociétés dont le but est de gagner de l'argent en les vendant.
  • Les shareware (partagiciels).
    Un shareware est un logiciel qu'on peut librement redistribuer. En général assorti d'une période d'essai durant laquelle il peut être utilisé gratuitement pour l'essayer, sous certaines conditions, son utilisation prolongée est soumise au paiement d'un droit d'utilisation. Le code n'est pas publié.
  • Les freeware (gratuiciels).
    Ces logiciels sont distribués gratuitement et peuvent être distribués et utilisés sans payer de droit, mais parfois avec des restrictions d'utilisation (but non commercial en particulier). Le code n'est pas publié.
  • Les logiciels propriétaires.
    Leur utilisation est restreinte. Leur redistribution ou modification est le plus souvent interdite ou au mieux restreinte. Le code n'est pas publié.
  • Les logiciels du domaine public.
    Ce sont des logiciels qui n'ont pas de copyright. Ces logiciels sont utilisables librement et les sources en sont disponibles. On peut les modifier et les utiliser comme base pour un logiciel futur, de n'importe quel type cité précédemment.

Il convient tout d'abord de ne pas mélanger ces termes. Un logiciel propriétaire n'est pas forcément commercial. Par exemple, StarOffice est un logiciel propriétaire non-commercial, en ce qu'on peut ne pas payer pour l'acquérir et l'utiliser. Ainsi, un freeware est un logiciel propriétaire.

Le concept de logiciel libre répond à un besoin simple, mais à la fois tellement difficile à satisfaire : celui de procurer une liberté totale de l'utilisateur face au logiciel sans pour autant nuire aux droits de l'auteur. Ce qui veut dire permettre à un programmeur de diffuser un logiciel avec son code source, autoriser sa libre rediffusion, utilisation et modification, sans pour autant perdre la paternité de son produit, pour éviter en particulier la récupération malhonnête de son travail par des personnes moins généreuses ou bien intentionnées. Aucun des types de logiciels cités précédemment ne permet ceci. En effet, seuls les logiciels du domaine publics étaient distribués avec les sources, mais l'absence de copyright élimine tout droit de l'auteur sur le produit. Même lorsqu'on programme pour le plaisir, on sait combien il est frustrant de voir son travail récupéré par quelqu'un sans la moindre mention vous concernant ou reconnaissance, et encore plus lorsque cette personne gagne de l'argent grâce à votre travail.

Il convenait donc d'inventer un nouveau type de logiciel qui réponde à ce besoin. C'est ce qu'on appellera le logiciel libre (Free Software). Il est à noter que bien qu'en anglais le terme "free" soit à la fois associé à la notion de gratuité et à la notion de liberté, nous discutons ici de la notion de liberté. On parle parfois aujourd'hui de FLOSS, pour Free Libre Open Source Software. Un autre prétendant sera ce qu'on appelle le logiciel dit semi-libre. Ces logiciels sont librement diffusables, utilisables ou éventuellement modifiables tant qu'ils sont utilisés à des fins non-commerciales. PGPi en est un exemple.

[modifier] La licence GNU GPL

Le moteur de ce mouvement est la FSF (Free Software Fundation) créée en 1985 pour apporter un appui légal au projet (GNU is Not Unix) lancé en 1984 par Richard M. Stallman (RMS pour les intimes). Ce projet vise à produire un Unix entièrement libre. Pour protéger ce projet, un lourd travail juridique a été mené par la FSF. La fameuse licence GNU GPL (GNU General Public License) en est le fruit. Cette licence définit le cadre dans lequel un logiciel qui s'en réclame peut être copié, diffusé et modifié par un tiers.

Vous pouvez trouver une copie de cette licence à cette URL : http://www.gnu.org/copyleft/gpl.html. Les points clés en sont les suivants :

  • La licence régit la copie, la distribution et la modification du logiciel (Article 0). Elle n'impose donc aucune restriction quant à son utilisation proprement dite qui est totalement libre et sans discrimination.
  • La copie et la distribution du logiciel sont libres, mais doivent se faire accompagnées des sources du logiciel et de la licence. Vous pouvez demander une rétribution pécuniaire en échange de cette distribution ou d'un service autour du logiciel (Article 1). Il en résulte que le code du logiciel en lui-même est souvent considéré comme gratuit, mais qu'on peut s'en servir commercialement, d'où l'intérêt de ne pas confondre libre et gratuit. C'est ce qui permet à des sociétés comme Red Hat ou SuSe de vendre des distributions Linux et à des SSII de proposer des services autour de logiciels libres.
  • La modification est autorisée ainsi que la diffusion du logiciel modifié. Cependant, le logiciel ainsi produit appartient toujours à son auteur initial (sauf si celui-ci décide d'en partager ou d'en transférer la paternité). Les parties modifiées doivent être clairement repérées et le logiciel résultant distribué sous GNU GPL (Article 3). De même, l'utilisation d'une partie de ce logiciel pour un logiciel autre implique que ce dernier soit publié sous GNU GPL. Cependant, vous pouvez l'inclure de façon séparée dans les conditions prévues par la licence.
  • La distribution du logiciel sous forme de code exécutable est autorisée, à condition que le code source soit distribué avec (Article 3). Là encore, vous pouvez demander une rétribution.

Fortement critiquée, en particulier pour son effet contagieux (si votre code s'appuie sur un code existant sous GPL, vous devez mettre votre code sous GPL), la GNU GPL a été édulcorée en une nouvelle licence : la GNU LGPL (GNU Lesser General Public License). Celle ci permet à des logiciels propriétaires d'utiliser du code libre sous forme de librairies.

Comme vous avez pu le lire en introduction, la GNU GPL n'est pas la seule licence considérée comme libre. La licence Berkeley (couramment appelée BSD) est une autre licence libre. Vous pourrez trouver une liste de ces licences à cette URL : http://www.fsf.org/philosophy/license-list.html.

La documentation n'est pas en reste. L'effort de documentation est en effet très important. La documentation constitue en effet une valeur ajoutée très importante qui constitue un des atouts majeurs du logiciel libre. Etendre le concept du libre aux documents constitue un des axes de travail de la FSF qui a récemment produit la GNU FDL (GNU Free Documentation License).

[modifier] Et moi dans tout ça ?!

Ben oui, c'est bien beau le logiciel libre, mais comment je m'en sers, moi, commun des mortels ? Sans le savoir, vous l'utilisez déjé, et depuis longtemps. Comme je le disais, l'idée de logiciel libre existe depuis longtemps, et même avant la FSF et la GNU GPL. Les premiers logiciels développés sous Unix se partageaient et se distribuaient en des termes tacites similaires. Plus tard, ils ont intégré naturellement la mouvance libre.

Par exemple, le serveur sur lequel est hébergé cet article tourne sous Apache, le serveur web le plus répandu du marché avec plus de 60% des serveurs (source Netcraft Web Server Survey, juin 2000), soit trois fois plus de serveur que son concurrent direct, Microsoft IIS, et prend tous les jours un peu plus d'ampleur. 80% des serveurs DNS du monde utilisent BIND (Berkeley Internet Name Domain). Une écrasante majorité des serveurs de news tournent sous INN (InterNet News). Plus de 80% des emails échangés sur la toile sont passé par au moins un serveur Sendmail (près de 60% des serveurs SMTP, 80% des relais SMTP). Ces chiffres sont cependant en baisse, Sendmail étant supplanté par un autre logiciel libre, Postfix.

Il n'est donc pas déplacé d'affirmer que sans le logiciel libre, Internet n'existerait pas. D'ailleurs, Internet est le plus bel exemple d'utilisation du libre sous toutes ses formes : architecture libre, mécanismes et protocoles libres (HTTP, SMTP, FTP, etc.) publiés à travers une documentation librement discutée et diffusée (RFC et autres documents décrivant les standards), logiciels libres (BIND, Sendmail, Apache, etc.). Autant de maillons qui ont permis à Internet de s'imposer là où MSN ou CompuServe ont écouché.

À ce jour, Linux est un des rares, sinon le seul, noyau fonctionnel reconnu par la FSF comme conforme au projet GNU comme base d'un système d'exploitation GNU. Cependant, Linux ne fait pas parti du projet GNU, c'est pourquoi le distinguo doit être fait. On parle donc de distributions GNU/Linux. Il est à noter à ce sujet que la plus GNU des distributions est la Debian (elle va même proposer une distribution GNU/Hurd, basée sur le noyau développé par le projet GNU).

D'autres systèmes d'exploitations sont libres. Les plus connus sont les *BSD, distribués sous licence Berkeley : FreeBSD, NetBSD et OpenBSD.

[modifier] Logiciel libre, logiciel propriétaire, pourquoi l'un et pas l'autre !

Pourquoi utiliser du logiciel libre ? Pourquoi le logiciel libre serait-il meilleur qu'un autre type de logiciel ? Le logiciel libre semble pour beaucoup un grand pas en avant dans la façon d'envisager le monde de l'informatique.

Considérer que l'auteur n'est plus le propriétaire du code, mais bien du logiciel (c'est à dire d'un outil qui offre à un utilisateur des fonctionnalités) est résolument un nouveau concept. Son travail se valorise à travers sa diffusion, s'enrichit à travers ses modifications, au sein d'une communauté de plusieurs millions d'utilisateurs et développeurs, autant de potentialités de voir un produit vivre et évoluer, au contraire d'un logiciel propriétaire qui n'évolue qu'au sein du cercle restreint d'une entreprise et qui meurt avec elle le cas échéant. Le logiciel se retrouve en effet, de par son mode de diffusion libre, libéré des aléas du marché. Même si le développement est arrêté, le travail n'est pas pour autant perdu et pourra servir à nouveau. De même, le logiciel pourra se voir offrir une seconde vie par une autre équipe. Ce modèle de développement qu'on peut qualifier de coopératif va à l'encontre des modèles classiques réglementés et fortement hiérarchisés. Eric S. Raymond, l'auteur de Fetchmail, a publié quelques écrits intéressants sur le concept de logiciel libre dont le fameux essai intitulé The Cathedral and the Bazaar dans lequel il nous offre son analyse du succès de GNU/Linux et de son modèle de développement.

Dans un monde où les technologies évoluent à une vitesse folle, il est important de ne pas brider l'effort logiciel qui doit les accompagner en fermant le code ou en déposant des brevets sur des logiciels (actuellement interdits en Europe, mais âprement discutés, qui ne font que ralentir le progrès en imposant des restrictions arbitraires sur l'utilisation d'idées et en obligeant des réimplémentations systématiques. Il est vital de ne pas avoir à réinventer la poudre à chaque fois ! L'important n'est pas tant le code : tout le monde utilise les mêmes algorithmes, les techniques d'optimisation sont les mêmes... La véritable valeur ne réside pas dans le code, mais dans le logiciel, c'est à dire dans les services qu'il rend, donc dans les fins, pas dans les moyens.

Côté utilisateur, le logiciel libre offre des garanties de qualité et de support que ne pourront jamais offrir les éditeurs de logiciel. Un logiciel libre peut être adapté aux besoins particuliers, corrigé s'il y a lieu, il peut évoluer avec les besoins. Ces modifications peuvent être réalisées par à peu près n'importe qui ayant des compétences en programmation. Les logiciels libres s'appuient sur des formats libres (sauf si leur but est de traiter un format propriétaire, évidemment). En cas de migration du système vers d'autres outils, ces formats libres permettront un échange d'information simple et rapide que ne peuvent pas fournir les nombreux formats propriétaires qui existent sur le marché et qui nécessite bien souvent dès le développement ou l'achat d'outils de conversion. Ces formats libres sont péreins et ne changent pas tous les ans lors de la sortie de la nouvelle version du produit qui les utilisent :)

[modifier] Plus qu'une philosophie, une nouvelle économie

Longtemps considérée comme une utopie, une économie basée sur le logiciel libre est en train de se développer. L'idée qu'on puisse gagner de l'argent en développant ou en distribuant des logiciels avec leurs sources, librement copiables, distribuables et modifiables peut en effet sembler de prime abord une idée saugrenue.

Pourtant, l'idée d'appliquer le modèle économique d'échange de biens qui régit le commerce à des logiciels est une idée tout aussi saugrenue. En effet, un logiciel n'est plus ni moins qu'une idée et, par définition, une idée n'est pas un produit. Un code source ou même un exécutable n'est pas plus un produit : il ne prend de réalité qu'une fois transféré sur un support de données. Comment dans ce cas prétendre vendre quelque chose d'immatériel, au coût de production (ici le coût de copie) quasiment nul ? En effet, si on suit la règle de l'offre et de la demande, on arrive forcément à un prix de vente nul. L'offre est illimitée (copie illimitée), la demande est finie, donc le prix de vente tend vers zéro. Le prix de vente du logiciel devrait donc être nul.

Sur le plan purement économique, on se tournerait donc vers la vente de services autour du logiciel. Le logiciel étant libre, il est gratuit, mais sa vente peut-être envisagée (libre ne veut pas dire gratuit) accompagné de services comme le support technique par exemple.

De nombreuses sociétés vivent actuellement de la vente de logiciels libres comme des distributions Linux. D'autres vivent du développement de logiciels libres (Cygnus par exemple). D'autres encore, parce qu'elle tire un bénéfice de l'avancement de projets de logiciels libres, paient des développeurs pour y participer activement (IBM).

OK, je fais l'apologie du logiciel libre. Mais forcément, pour le plaisir de la foule et pour apporter de l'eau é mon moulin, je vais casser un peu du logiciel propriétaire commercial. J'ai expliqué tout é l'heure les dangers du logiciel propriétaire pour le progrès de l'industrie du logiciel. Je vais maintenant m'attacher à montrer les dangers du logiciel propriétaire commercial pour le marché. Sur un marché libéral, il est connu que le meilleur produit s'impose. Sur le marché du logiciel, il pourrait en être de même, ce serait naturel, et heureux. Seulement, dans le domaine du logiciel, le jeux des brevets et la fermeture du code entraîne l'apparition de situations de quasi-monopole qui biaisent, voire empêchent la libre concurrence. En effet, une fois majoritaire sur une niche du marché, un éditeur est pratiquement inattaquable dans la mesure où l'effort que doit consentir un nouveau concurrent (les anciens sont morts, mourants ou sur une autre niche) est bien trop important pour espérer être rentable, sans compter la forte probabilité de tomber sous le coup d'un brevet déposé ou racheté. C'est ainsi qu'en imposant ses suites logicielles, Microsoft est parvenu à une situation de quasi-monopole inattaquable. Or, tous les économistes libéraux s'accordent à dire que les monopoles sont la négation même du modèle libéral.

Plus concrètement, ces situations de quasi-monopoles entraînent l'apparition de standards de fait, non plus parce que ces formats ou protocoles sont les meilleurs, mais parce qu'ils sont propriété du leader qui profite de son monopole pour les imposer, ainsi que ses logiciels qui sont évidemment les seuls à pouvoir les traiter. C'est le cas de pas mal de formats de documents, de protocoles plus ou moins obscurs et d'algorithmes plus ou moins efficaces. Ceci accompagné d'une politique de concurrence déloyale et de mauvaise foi comme celle que Microsoft a pu avoir représente un danger réel pour le monde informatique : celui de ne pas évoluer vers des techniques plus efficaces et adaptées aux utilisateurs (débutants ou professionnels), mais vers des techniques commercialement rentables.

Non seulement, le logiciel propriétaire me semble condamné à perte, mais associé à des pratiques commerciales plus ou moins honnêtes, il représente un véritable danger.

[modifier] Le logiciel pour qui, pour quoi faire ?

Les premiers efforts du monde du logiciel libre se sont surtout portés vers le support des infrastructures informatiques d'Internet (BIND, Apache, Sendmail, etc.), donc vers des utilisations avancées réservées aux professionnels de l'informatique. Il s'est aussi tourné vers des outils à destination des informaticiens (Emacs par exemple), leur apportant des solutions à des problèmes bien spécifiques. Le côté libre était important puisque ces gens étaient capables d'adapter les logiciels à leurs besoins eux-mêmes. Le logiciel libre s'est donc d'abord naturellement ouvert au monde de l'informatique.

Les entreprises n'ont pas très vite compris l'intérêt que présentait pour elles le logiciel libre. En effet, le logiciel libre a longtemps eu mauvaise presse : on voyait ces logiciels comme le produit des élucubrations d'informaticiens marginaux. Ces produits étaient considérés en dehors de la communauté comme instables, mal finis et surtout dénués de tout support technique. Petit à petit, et particulièrement à travers Linux, le logiciel libre a su entrer par la petite porte en faisant ses preuves sur le terrain. Plus performants, plus légers et surtout gratuits pour la plupart, autant de raisons qui ont su convaincre le porte-feuille des investisseurs. Mais plus loin que cela, opter pour du logiciel libre, c'est choisir une architecture informatique péreine et libérée de toute emprise commerciale. D'abord parce que le support d'un logiciel libre n'est pas l'apanage d'un éditeur, mais peut être apporté par toute personne sachant programmer. Les SSII ne s'y sont pas trompées et ont su développer des activités de support de logiciels libres. Ensuite parce que les protocoles et les formats utilisés par les solutions libres sont eux aussi libres. La migration d'un système vers un autre se fait donc naturellement et sans difficulté majeure. Enfin, le savoir (documentation en particulier) est largement répandu à travers la toile et la communauté. Les pages web, les listes de diffusions et les groupes de discussion sont une véritable mine d'information et une base de connaissances et d'expérience sans commune mesure à ce qu'un éditeur pourrait mettre en place.

Aujourd'hui, un énorme effort est fait pour s'ouvrir vers le grand public. En effet, la convivialité n'a pas été le premier objectif des développeurs qui voulaient des produits efficaces. L'utilisateur moyen, comme on dit, n'y trouvait donc pas son compte. Des sociétés comme Linux Mandrake ou Corel ont très vite compris ce manque et proposent aujourd'hui des distributions Linux pour le grand public, agrémentées de programmes d'installation graphiques, d'un grand nombre de drivers et de nombreux logiciels bureautique. Des projets comme Gnome ou KDE (bien que KDE soit largement critiqué parce qu'il repose sur une librairie, Qt, non libre) visent à offrir un environnement de travail et des outils à la fois conviviaux et performants. Le logiciel libre se tourne donc vers l'utilisateur final et ces projets ont su montrer leur pouvoir fédérateur : en moins de deux ans, le projet Gnome a su atteindre un niveau de maturité, d'efficacité et de convivialité que Microsoft a mis plus de 5 ans à atteindre (quoi que niveau efficacité, je ne suis pas sûr...).

[modifier] Pour conclure

Le logiciel libre est un mouvement à part entière. Certains confondent et l'associent à Linux, y voient encore un délire d'informaticiens, véhiculant un peu partout une image réductrice. C'est aussi réducteur que de ne voir dans le logiciel libre que des outils gratuits.

Le logiciel libre, ce n'est pas cela : c'est un désir de libérer l'utilisateur en lui apportant un environnement de travail convivial, ergonomiques et des outils puissants, avec la convivialité des outils qu'ils ont pu voir.

[modifier] Références

Signer la pétition contre les brevets logiciels, par extension, pour la liberté de programmer en Europe : http://petition.eurolinux.org/index_html

[modifier] La FSF et le projet GNU

[modifier] Les figures du logiciel libre

[modifier] Les incontournables du logiciel libre

[modifier] Linux

[modifier] Les sites et associations de promotion du logiciel libre

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